Rencontre entre l’Australian High Commission, Ghana et le CDFDH : Un Engagement Renouvelé pour les Droits Humains au Togo

Après une rencontre en juillet 2024 à Accra, la cheffe de l’Australian High Commission accreditée au Togo rencontre le CDFDH à son siège à Lomé. C’eétait l’occosaion d’un échange constructif sur la situation des droits humains et des perspectives de collaboration concrètes.
Le 17 février 2025, le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH) a eu l’honneur d’accueillir Mme Bérénice Owen-Jones, Haut-Commissaire de l’Australian High Commission à Accra, Ghana, lors de sa visite au Togo. Accompagnée de son équipe, Mme Owen-Jones a rencontré les responsables du CDFDH à leur siège,pour des échanges sur la situation socio-politique du Togo et les défis actuels liés aux droits humains.
Un Dialogue constructif sur la situation des droits humains au Togo
Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques cruciales ont été abordées, notamment la question de l’espace civique, les droits des groupes vulnérables, les droits humains en entreprises, la justice environnementale entre autres. Le Président du CDFDH, André Kangni Afanou, et le Directeur du Centre, Esso-Dong Divin Aymard Kongah, ont présenté les préoccupations et analyses du CDFDH. Notamment les obstacles rencontrés par les défenseur.e.s des droits humains dans leur engagement. Parmi les enjeux soulevés, la nécessité d’une révision des textes et pratiques en lien avec l’espace civique pour mieux les aligner avec les standards internationaux a été un point majeur de discussion.
Un autre aspect souligné par le Centre était l’urgente nécessité de promouvoir une loi spécifique pour les défenseurs des droits humains, garantissant ainsi un cadre sécurisé et professionnel pour leur travail.
Le CDFDH a aussi partagé avec la Haut-Commissaire, les progrès et efforts du Gouvernement Togolais en matière de droits humains au Togo.
L’Australie : un partenaire pour les valeurs démocratiques et de droits humains
Mme Owen-Jones a réaffirmé l’engagement de l’Australie en faveur des valeurs démocratiques et des droits humains. Elle a rappelé que ces valeurs sont également partagées au sein du Commonwealth, une organisation à laquelle le Togo a adhéré il y a quelques années. La Haut-Commissaire a exprimé son soutien aux préoccupations soulevées par le CDFDH et a assuré que ces questions seraient portées à l’attention des autorités togolaises dans le cadre des échanges bilatéraux entre les deux pays.
Un Projet pilote pour renforcer les droits humains
Au-delà des échanges théoriques, cette visite a également marqué un accord au sujet d’une initiative concrète : un projet pilote visant à renforcer l’engagement des groupes vulnérables en faveur des droits humains au Togo. Ce projet débutera prochainement dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Maritime, avec pour objectif de soutenir les efforts de l’Etat en faveur de la promotion des droits fondamentaux dans ces zones.
Le CDFDH se réjouit de cette collaboration et s’engage à poursuivre son plaidoyer pour la mise en place d’un environnement plus respectueux des droits humains au Togo.
Pour le Directeur du CDFDH, cette rencontre entre l’Australian High Commission et le CDFDH constitue un moment symbolique et stratégique pour le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine des droits humains. Les actions concrètes, comme le projet pilote qui sera lancé dans plusieurs régions du Togo, témoignent de l’engagement commun pour améliorer les conditions de vie des citoyens et des défenseur.e.s des droits humains dans le pays. Le CDFDH continue d’œuvrer pour un environnement plus sûr, démocratique et respectueux des droits fondamentaux au Togo et se rejouit de l’accompagnement de ses partenaires.