Célébration d’une jeunesse qui s’exprime sur les questions de démocratie et de droits humains d’une perspective endogène
Le 21 février 2026, à l’occasion de la cérémonie de remise de prix du concours d’écriture universitaire lancé par le CDFDH en partenariat avec IYAWO, JUNA Togo avec l’appui de la FIDEMO, six jeunes Togolais.e.s ont pris la parole, trois ont été couronné.e.s, mais tous et toutes ont démontré que la démocratie et les droits humains se pensent, se débatent et s’écrivent comme principes et valeurs endogènes à la société togolaise.
Ce samedi 21 février, nous avons eu le plaisir de célébrer la créativité et la réflexion des jeunes lors de la soirée de remise de prix du concours d’écriture universitaire « La démocratie et les droits humains vus de chez moi ». Organisée dans une ambiance à la fois académique et conviviale, cette soirée a été marquée par l’émotion, le partage et la reconnaissance des efforts des candidats, célébrant l’engagement intellectuel et citoyen de la jeunesse togolaise.
Cette soirée est l’aboutissement du concours d’écriture universitaire organisé par le CDFDH en partenariat avec IYAWO Association et Jeunesse Unie pour une Nouvelle Afrique Togo avec l’appui de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie (FIDEMO).
Une jeunesse engagée, des réflexions audacieuses
Pensé comme un cadre de promotion de la réflexion critique, le concours a permis aux étudiant.e.s togolais dans le pays et dans diaspora d’explorer les droits humains d’une perspective endogène à leur pays avec des sous-thématiques majeures telles que l’impact des réseaux sociaux sur la démocratie, la mauvaise gouvernance comme facteur d’instabilité politique, ou encore les libertés fondamentales au Togo, notamment la liberté d’expression et de presse.
Devant un jury attentif et un public passionné, six finalistes selectionné.e.s parmis une douzaine d’essaies ont défendu leurs textes avec conviction. Il s’agissait de Kamazina Komi Bouwèdéo, AFFO Apogé Munir Sovalais, M’BELOU Eslie Lootiyé, ASSODA Essossenam Etienne, KOGBE Kodjovi Yavé, GNODJA Mayi-Ouba.
Trois lauréat.e.s à l’honneur
Au terme de cette compétition intellectuelle, trois lauréat.e.s ont été récompensé.e.s pour leur reflexions.

AFFO Apogé Munir Sovalais, premier lauréat pour son essai intitulé « Les réseaux sociaux au Togo : Quel impact sur la démocratie et les droits humains ? », a analysé l’évolution des réseaux sociaux, passés d’outils de socialisation à de véritables instruments politiques. Il a mis en lumière leur rôle croissant dans l’expression des jeunes et dans la participation citoyenne au Togo, tout en soulignant leur caractère ambivalent. Entre opportunités démocratiques et dérives telles que la désinformation ou la diffamation, il a su proposer une réflexion nuancée, notamment sur les limites de la liberté d’expression en ligne et les solutions envisageables.
GNODJA Mayi-Ouba, deuxième lauréat, distingué pour son travail sur « Mauvaise gouvernance, racines de l’instabilité politique au Togo », a développé une analyse structurée autour de la rupture du contrat social, de la corruption et de l’exclusion politique. Il a dressé le portrait d’un climat politique qu’il juge défavorable à l’opposition et à l’expression de la jeunesse. Son intervention a suscité des échanges dynamiques avec le jury, notamment sur la relation entre démocratie et bonne gouvernance.
Mme M’BELOU Eslie Lootiyé troisième lauréate, s’est illustrée avec son essai intitulé « Libertés fondamentales et gouvernance démocratique au Togo : cas de la liberté d’expression et de la liberté de presse ». Elle a rappelé que la liberté d’expression constitue un pilier essentiel du fonctionnement démocratique et un baromètre de l’état de droit. Soulignant les défis liés à sa mise en œuvre effective, elle a proposé des pistes d’amélioration dans le cas du Togo axées sur la participation citoyenne, l’écoute des dirigeants et l’impartialité dans l’action publique.
Une célébration du mérite et de l’engagement
Au-delà des distinctions, cette soirée a surtout été un moment fort de valorisation de la pensée critique et de l’engagement citoyen des jeunes universitaires togolais.e.s.
Plusieurs organisations internationales et de la société civile ont honoré l’événement de leur présence, notamment France Volontaires au Togo et Ghana, Plan International Togo, Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADAF), Association Nationale des Albinos du Togo (ANAT), le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL) et Fédération Togolaise des Associations de Personne Handicapées (FETAPH).
Nous félicitons les lauréat.e.s et les finalistes. Il s’agit au delà de leur riches prestations, du rayonnement de la jeunesse togolaise et une preuve que la démocratie et les droits humains sont non seulement des valeurs endogènes à notre société mais qu’elles peuvent faire objet de réflexion et débat par nous.
Esso-Dong KONGAH, Directeur du CDFDH
