Le CDFDH et le Réseau Watch à la validation des rapports de la CNDH pour les examens du Togo devant les mécanismes de l’ONU
Les 8 et 9 juillet 2026, la CNDH a organisé à Lomé un atelier de validation de ses rapports sur l’EPU, le PIDESC et la CEDEF. Le CDFDH a été ravi d’y participé en étant représenté par une jeune femme défenseure des droits humains, membre du Réseau Watch Togo, qui a activement contribué aux travaux, notamment au sein du groupe « Espace civique et défenseur.e.s des droits de l’homme » pour le rapport EPU entre autres.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé, les 8 et 9 juillet 2026 à Lomé, deux ateliers de validation de ses rapports complémentaires portant sur le quatrième cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU), les 2ᵉ et 3ᵉ rapports combinés sur le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), ainsi que les 8ᵉ, 9ᵉ et 10ᵉ rapports périodiques combinés sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).
Le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH) a pris part à ces travaux, représenté par une jeune femme défenseure membre du Réseau Watch.

Une centaine de participant.e.s mobilisés
Ces rencontres ont réuni une centaine de participant.e.s issus des institutions et administrations publiques, des organisations de la société civile parmi lesquelles le CDFDH, des partenaires techniques et financiers, ainsi que d’autres acteurs engagés dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Placés sous le signe de la concertation et du dialogue, ces ateliers permettent à la CNDH d’assurer un suivi indépendant de la mise en œuvre des engagements internationaux du Togo en matière de droits humains.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Première Vice-présidente de la CNDH, Madame Tembe A. Irène AISSAH-ASSIH, représentant le Président de l’institution. Dans son allocution, elle a souligné l’importance de cet exercice participatif, qui permet à la CNDH d’apporter une contribution indépendante aux mécanismes internationaux de suivi des droits de l’homme, tout en renforçant la qualité, la crédibilité et la pertinence des rapports destinés aux organes conventionnels des Nations Unies. Elle a également salué l’engagement de l’ensemble des acteurs mobilisés pour cette étape déterminante du processus de validation.
Deux journées de travaux thématiques

Une première journée consacrée à l’Examen Périodique Universel (EPU)
La première journée a été consacrée à l’étude détaillée du projet de rapport du quatrième cycle de l’EPU. Les participants ont été répartis en cinq groupes thématiques réunissant les différentes organisations présentes. La représentante de la CDFDH a intégré le groupe 2, consacré à l’espace civique et aux défenseurs des droits de l’homme, où plusieurs échanges ont été menés sur les enjeux liés à ce thème. La séance s’est conclue par une restitution des travaux de chaque groupe, qui a suscité plusieurs débats intéressants entre les participants.
Une seconde journée consacrée aux organes de traitées : Le Comité DESC et le CEDEF
La seconde journée a porté sur une analyse minutieuse des projets de rapports complémentaires relatifs au PIDESC (2ᵉ et 3ᵉ rapports combinés) et à la CEDEF (8ᵉ au 10ᵉ rapports combinés). Les parties prenantes, dont la CDFDH, ont été invitées à valider ces documents de manière participative et inclusive, avec l’obligation d’apporter des contributions écrites afin d’enrichir les rapports avant leur finalisation.
Une démarche participative pour une meilleure appropriation nationale
À travers cette démarche, la CNDH entend renforcer l’appropriation nationale des recommandations qui seront adressées au Togo, tout en mettant en lumière les progrès accomplis, les défis persistants et les actions prioritaires à mener pour garantir une meilleure jouissance des droits.
À l’issue des discussions, les rapports ont été validés par les participant.e.s après intégration des différentes contributions et observations, dont celles apportées par le CDFDH.
Par cette participation active, la CDFDH réaffirme son engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des droits humains au Togo, et son rôle de veille citoyenne aux côtés des institutions nationales et des mécanismes internationaux de suivi.
