De Kara à Dapaong : des femmes handicapées deviennent des actrices du changement pour l’inclusion sociale
Six mois après leur formation dans le cadre du projet Naataann, des femmes en situation de handicap des régions de la Kara et des Savanes ont été retrouvées par l’équipe du CDFDH sur le terrain. Ce qu’elles ont montré dépasse largement ce qu’un rapport aurait pu prévoir : des ateliers ouverts, des prises de parole publiques, des communautés sensibilisées
« C’est Dieu qui t’a faite comme ça ». Pendant longtemps, selon elles, ces mots ont accompagné le quotidien de nombreuses femmes en situation de handicap. L’équipe du CDFDH a pu mesurer, lors d’une mission de suivi conduite du 24 février au 3 mars dans les Régions de la Kara et des Savanes, à quel point les actions de sensibilisation des paires éducatrices reforcées grace à l’appui de du Haut Commissariat d’Australie à travers le Direct Aid Program, et déployés ont contribué a changé les choses. Ce qui a été observé avec fierté, ce dont des femmes qui dirigent des initiatives dans leurs communautés et accompagnent d’autres femmes à se lever pour leurs droits.
La mission avait pour objectif de rencontrer une vingtaine de femmes ayant participé à l’atelier Naataann organisé en août 2025, et d’évaluer les changements observés depuis leur formation. Sur le terrain, les membres de l’équipe ont recueilli des témoignages directs et observé de visu les effets de cette formation dans la vie personnelle et communautaire des bénéficiaires.

Des femmes rencontrées à Kara qui font la différence
À Kara, l’équipe est allée à la rencontre de neuf femmes bénéficiaires. Ce que les membres de la mission ont constaté va bien au-delà des attentes initiales. Parmi elles, plusieurs poursuivent ou ont repris des études à l’université et ne se contentent pas de réussir pour elles-mêmes. C’est le cas de LEMOU Charlotte, qui utilise son parcours personnel pour inspirer et soutenir d’autres personnes en situation de handicap, et qui n’hésite plus à dénoncer publiquement le manque d’accessibilité des bâtiments universitaires.
D’autres femmes rencontrées lors de la mission sensibilisent désormais leur famille et leur entourage, démontrant par l’exemple que le handicap n’empêche ni l’autonomie ni la dignité. L’équipe a entendu NAKA PIDASSA déclarer qu’elle n’a plus peur de prendre la parole pour défendre les personnes en situation de handicap et favoriser leur inclusion dans la société.
Des témoignages recueillis à Dapaong qui inspirent
À Dapaong qui a donné par une de ses langues le nom du Projet, les constats de l’équipe de suivi vont dans le même sens. Marina LANBONI, bénéficiaire du projet Naataann, s’est engagée dans des actions de sensibilisation pour encourager d’autres femmes à croire en leurs capacités et à défendre leurs droits. Elle a confié aux membres de la mission qu’après Naataann, elle est devenue plus confiante, et qu’elle porte désormais le message que les jeunes filles en situation de handicap ne doivent pas se limiter, et que le handicap n’empêche pas d’avoir des ambitions.
L’équipe a également documenté des trajectoires d’autonomisation économique concrètes. C’est le cas d’OUMOU ALI, qui a survécu à un double handicap visuel et moteur et qui, après la formation Naataann, a ouvert son propre atelier. Elle a expliqué à l’équipe que la formation lui a permis de comprendre que l’autonomisation économique à un rôle important dans sa capacité a être une actrice de changement dans sa communauté. Grâce à cet atelier, Oumou Ali subvient aujourd’hui à ses propres besoins tout en inspirant d’autres femmes de son entourage.
Une transformation progressive confirmée sur le terrain
Cette mission de suivi vient confirmer les nouvelles que le CDFDH recevait de ses partenaires sur le terrain et des femmes : un élan de Naataann, de résilience a été initié et se développe.
